Sécurité ferroviaire : une responsabilité fédérale

L’ANNÉE 2016 DOIT DONNER LE TON DANS LE DOSSIER DE LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE SUR LA RIVE-SUD

Le 22 janvier 2016

Le député de Longueuil – Saint-Hubert, Pierre Nantel, a réitéré aujourd’hui son engagement à faire de lasécuritéferroviaireune priorité sur la Rive-Sud. Pour ce faire, il propose la participation à la table du Comité directeur sur le transport des matières dangereuses d’élus de différents paliers de gouvernement. Présentement, seuls des élus municipaux y siègent.

L’inclusion des élus fédéraux au Comité permettra à celui-ci d’atteindre ses objectifs, qui sont de favoriser la concertation et la mise en commun des actions, en plus de porter les revendications au Parlement et d’exiger du gouvernement qu’il rende des comptes.

« Dans le dossier de lasécuritéferroviaire, c’est l’union qui fera la force, explique Pierre Nantel. Les élus doivent travailler ensemble afin d’identifier des solutions qui amélioreront lasécurité. Les citoyens méritent que tous ceux à qui ils ont accordé leur confiance collaborent sur cet enjeu. »

C’est justement dans cet esprit que le conseil d'agglomération de la Ville de Longueuil a créé le Comité directeur sur le transport des matières dangereuses. Le conseil a adopté à l’unanimité une résolution en ce sens le 18 septembre 2014, proposant notamment l’inclusion de maires, d’élus fédéraux et provinciaux.

Le Comité s’est d’ailleurs adressé aux partis politiques fédéraux lors de la dernière campagne électorale en leur soumettant des recommandations. Tout comme le Comité, Pierre Nantel est aussi d’avis qu’il faut établir de meilleurs échéanciers en ce qui concerne le retrait des wagons DOT-111, et que ce travail doit se faire en collaboration avec les municipalités et les experts. Il partage également la même vision quant à la nécessité de rétablir le financement de Transports Canada pour assurer d’une part la mise en place de processus d’évaluation et d’inspection rigoureux, et d’autre part la formation des intervenants locaux et un équipement adéquat pour permettre aux villes d’agir rapidement en cas de sinistre.

« Cette unanimité qui nous anime quant aux mesures à mettre en place pour assurer lasécuritéferroviaireest certainement au bénéfice de ceux que nous représentons. Maintenant, travaillons ensemble », a conclu Pierre Nantel

 

 

Lettre ouverte de Pierre Nantel sur la catastrophe de Lac-Mégantic

Point Sud, le 15 juillet 2013

Comme tous les Québécois, c’est le cœur noyé de peine que j’ai appris la dévastation qui afflige Lac-Mégantic en juillet dernier. Rien ne pourra réparer ces pertes humaines. Toutes ces vies perdues, et celles de ceux qui restent, marquées à jamais.

C’est sans compter toute l’histoire et le patrimoine disparus : on parle du cœur de ce village patrimonial, sa bibliothèque et toutes les archives de la région qu’elle contenait à jamais disparues aux eaux contaminées de la rivière Chaudière. Les conséquences de cet accident seront longues à mesurer et à digérer…

Avec un tel bilan en pertes humaines, en répercussions patrimoniales, environnementales et économiques, cette catastrophe ferroviaire marquera à jamais l’histoire du pays.

Après le deuil viendra rapidement le moment de demander comment un tel évènement a pu se produire en plein milieu de l’une de nos municipalités, chez nous, au Québec. Il est impossible d’y voir une tragédie isolée : la sécurité de toutes nos voies ferrées, du transport des matières dangereuses partout au pays est en cause.

Ces questions se posent ici à Longueuil et à Boucherville, alors que nos communautés sont sillonnées par des voies ferrées qui servent au fret. Des industries importantes longent la voie ferrée en amont et en aval.

Dans les jours qui ont suivi le drame à Lac-Mégantic, j'ai cherché à faire le tour de la question, à identifier les industries qui utilisent les voies ferrées du Canadien National qui passent à proximité de nos communautés et à connaître la réglementation qui s'applique à eux.

J'ai appris avec soulagement que la Ville de Longueuil a tenu l'automne dernier une simulation d’accident ferroviaire pour préparer notre ville à toute éventualité. Je félicite et remercie vivement les villes de Boucherville et de Longueuil avec lesquelles je suis en constant contact sur ce dossier. Évidemment, je serai présent pour les accompagner dans leurs démarches auprès du fédéral.

Pour bien faire leur travail, nos municipalités doivent savoir ce qui passe sur leur territoire. Pour ce faire, il faut que les entreprises qui transportent des matières dangereuses avertissent systématiquement les municipalités concernées. Notons qu'il existe un règlement fédéral depuis 2006 qui oblige les entreprises ferroviaires à dévoiler leurs plans d'urgence aux municipalités lors du transport d'hydrocarbures liquides, règlement dont l'application a été peu rigoureuse, c'est le moins qu'on puisse dire.

Ma collègue du NPD Olivia Chow a réitéré, en juillet dernier, notre demande d'une interdiction immédiate de cette pratique douteuse qui consiste à ne laisser qu'un seul ingénieur-conducteur à bord d'un train. Nous avons demandé également un échéancier pour le retrait graduel des wagons DOT-111 pour le transport de matières  dangereuses. Nous proposons, comme le Bureau de la sécurité des transports du Canada le fait depuis des années, l’installation d'enregistreurs vocaux et d’un système de freinage automatique dans tous les trains.

Voilà quelques solutions concrètes mises de l'avant par mes collègues Olivia Chow et Robert Aubin, les porte-parole de mon parti en matière de transport. Ce sont des propositions qu'on pourrait rapidement mettre en place -- et dont certaines sont désormais retenus par le fédéral, peu à peu -- pour s'assurer que de telles horreurs ne se répètent pas.

 

Pierre Nantel