Parce que notre avenir en dépend

Entrevue avec Josiane Minville, membre du conseil d'administration du Conseil régional de l'environnement de la Montérégie!

 

 

Pierre Nantel : Pourquoi est-ce qu’il est urgent d’agir au niveau environnemental?

Josiane Minville : Présentement, la Terre se réchauffe. Les prévisions sur le réchauffement varient selon notre capacité à diminuer nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Si on veut limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celcius, il faut une diminution importante des GES avant 2050. Après 2050, si les GES continuent au même rythme, en 2100 la température de la Terra aura augmenté de 4 degré Celcius.

PN : Quelles sont les conséquences si les gouvernements n’agissent pas dès maintenant?

JM : Ça dépend des scénarios, mais chose certaine, au Québec, nos hivers seront beaucoup plus chauds. Le réchauffement climatique se mesure principalement au niveau de l’équateur. Alors, plus on se rapproche des pôles, plus le réchauffement est amplifié. Avec un réchauffement de 1,5 degré, ça représente au Québec un gain de 10 à 15 degrés en hiver. Si ont atteint une augmentation de 4 degré Celcius en 2100, on perdra la stabilité de nos milieux naturels et l’état de la bio

PN : En fait-on assez pour limiter le réchauffement à 1,5 degré Celcius?

JM : Faire un virage, on sait à quel point c’est long. Pour l’instant, les mesures mises en place par les gouvernements ne sont pas assez concrètes et agressives pour diminuer de manière importante l’émission de GES. J’aimerais que le gouvernement s’engage à adopter des politiques pour inciter les familles, les gens, les individus à adopter de nouveaux comportements.  Ce qu’on fait en ce moment, c’est assez minime. On peut commencer à agir immédiatement parce qu’on a les solutions et les outils, mais on ne le fait pas.

PN : Est-ce que l’électrification des transports est une stratégie prometteuse pour diminuer durablement les GES?

JM : La voiture électrique, c’est certainement une bonne habitude à adopter. Il faut aussi penser à réduire le parc automobile. L’auto électrique, c’est la voie de l’avenir dans la perspective d’une transition durable, mais il faut également miser sur le transport actif et collectif.

 

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