BANQUE DE L’INFRASTRUCTURE : LE PLAN DE PRIVATISATION DES LIBÉRAUX

«Le gouvernement avait promis d’investir dans nos infrastructures, mais il n’a jamais dit que la présence de partenaires financiers du secteur privé était essentielle pour remplir sa promesse, s’est insurgé Pierre Nantel. Les libéraux prennent l’argent qu’ils avaient promis d’investir et le mettent dans leur Banque de l’infrastructure – cela signifie que pour voir le jour, les projets devront maintenant répondre aux critères des investisseurs privés. Ce qu’on apprend aujourd’hui, c’est que les véritables voies ensoleillées du gouvernement, ce sont les partenariats public-privé.»

Le plan de privatisation des infrastructures publiques du gouvernement libéral imposera des frais d’utilisation et des péages là où il n’y en avait pas, en plus d’augmenter les frais déjà existants. Tout comme ce fut le cas avec les conservateurs, les deux tiers des investissements en infrastructure ne seront pas réalisés avant les deux prochaines campagnes électorales. Et plutôt que de respecter leur engagement envers un gouvernement ouvert et transparent, les libéraux utilisent des astuces comptables et éliminent le fonds de prévoyance de 6 milliards $.

«Ce qui est le plus désolant avec cette nouvelle orientation, c’est que les libéraux ne nous ont jamais parlé de privatiser l’infrastructure auparavant, a conclu Pierre Nantel. Le ministre a raison de dire que «la Banque changera notre façon de planifier, de financer et d'opérationnaliser les grands projets d'infrastructure au pays». Cependant, il a tort de qualifier de progrès ces changements. Quand on pense que tous les projets seront maintenant évalués en fonction de leur rentabilité plutôt qu’en fonction de leur nécessité par les communautés, je peux vous dire qu’on est loin du progrès.»