Se faire suspendre au Parlement... pour un verre de lait !

 

À chaque signature d'une nouvelle entente de libre-échange, ce sont nos producteurs laitiers du Québec qui en payent le prix.

Depuis quelques années, les ententes de libre-échange négociés par le Canada impliquent de gruger un peu plus notre système de gestion de l'offre pour les produits laitiers -- un système qui protège les fermes québécoises et qui garantit aux Québécois que le lait qu'on boit vient de chez nous, et qu'il est libre des substances qui sont interdites au Canada mais permises aux États-Unis.

Avec le nouvel ALÉNA négocié entre Justin Trudeau et Donald Trump, une autre part de marché du lait québécois est supprimée, pour laisser entrer des produits laitiers étatsuniniens.

Le nouvel accord donne aussi un  droit de regard -- inacceptable -- aux États-Unis sur notre gestion de l’offre. Avec les trois derniers accords de libre-échange, nos producteurs laitiers perdent un total de 10% de leur marché.

Pour écouter mon entrevue avec Paul Houde au 98,5 FM, cliquez ici.

 

 

Un verre de lait au Parlement ? Kosséça ?

Pour soutenir nos producteurs et productrices de lait du Québec, j'ai décidé de boire un bon verre de lait à la Chambre des communes à Ottawa, et j'ai posté la photo sur les réseaux sociaux. 

Les Libéraux n'ont pas apprécié ce geste, et le Président de la Chambre des communes m'a suspendu pour deux jours.

Lisez ici l'article du Journal de Montréal : [VIDÉO] Ce député perd son droit de parole en Chambre pour... une photo de son verre de lait!